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samedi 8 novembre 2008

ET SI LE SOLEIL SE LEVAIT A NOUVEAU...

ARTICLE DE MARIANNE ENAULT, QUI A VISIBLEMENT RESSENTI LE MEME "INSTINCT" QUE MOI ET D'AUTRES... ON VERRA PAR LA SUITE, MAIS COMME ELLE L'ECRIT "REVONS, AU MOINS JUSQU'A DEMAIN"...
ET JE SUIS CONTENT QU'IL AIT ETE SOUTENU PAR DES GENS QUE J'AIME COMME SPRINGSTEEN ET STEVIE WONDER; IL FAUT SAVOIR SE POSITIONNER, POUR MOI C'EST FAIT.

"Oui, l'Obamania peut être fatiguante. Fatiguante, aussi, l'incessante insistance sur l'aspect "historique" de cette élection. Bien sûr, la présence d'un candidat noir dans une élection présidentielle américaine et bientôt son accession à la Maison blanche sont exceptionnelles. Mais la couleur de la peau suffit-elle à invoquer l'Histoire?
Un temps tentée par le "attendons de voir", et désormais convaincue d'une réponse affirmative. Pourquoi? L'explication tient en un regard. Celle d'un homme, venu faire le ménage à la George Washington University, après la fête organisée par les étudiants démocrates. Sur l'écran géant installé dans la salle de bal afin de suivre l'élection au plus près, les images du discours de Barack Obama tournent en boucle sur CNN. "C'est votre victoire", lance le nouveau président des Etats-Unis.Langage de politicien? Envie de répondre "non". Toujours à cause de ce regard. Dans les escaliers de la salle de bal, alors que des étudiants s'attardent dans la salle de bal, les yeux d'un homme fixent longuement ces images. Et cet homme, afro-américain, a le regard humide.Ce ne sont pas des larmes. Trop pudique. Pas le bon endroit. Mais l'émotion est là. Intacte. Fébrile. En un instant, un regard, quelques secondes, on reçoit l'immensité de ce que cette victoire représente pour des millions d'Américains. Des millions de personnes dans le monde. Alors, oui, attendons de voir, mais en attendant, pourquoi ne pas rêver ensemble... au moins jusqu'à demain?
Par Marianne Enault, à Washington ."
(source : http://www.lejdd.fr/cmc/blogs/200845/histoire-lacrymale_162691.html )

2 commentaires:

rachid a dit…

J’ai fait un rêve….
Si Obama pouvait l’égaler !

Il ne suffit pas d’être noir ou arrière-petit-fils d’esclave ou d’engager pour être meilleur - ou pire. C’est cela aussi le métissage. La comparaison avec l’homme posant le pied sur la lune peut aussi être faite. « C’est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l’humanité », avait dit Neil Armstrong le 21 juillet 1969. Depuis, l’homme n’est pas allé plus loin. Ni l’humanité, qui continue de se foutre sur la gueule à cœur joie pour l’enrichissement des plus gras. Souhaitons au nouveau président de confirmer ici bas, avec les armes de paix de sa profession de foi, la promesse folle des astronautes américains.

Belafonte vit dans le proche entourage de Martin Luther King. Miriam Makeba, elle, se sépare d'Hugh Makesela, trompettiste sud-africain encore en activité, pour épouser un des leaders des Black Panthers, Stokely Carmichael, en 1969. Sans doute étaient-ils, Belafonte et elle, au courant des rencontres secrètes de Martin Luther King et Malcolm X, accords dont le danger n'échappe pas au pouvoir. On sait la suite. Tous deux sont assassinés et les leaders des Black Panthers exécutés un à un.
Les poursuites recommencent. Miriam Makeba s'exile en Guinée, pays dont elle prend la nationalité. D'un autre côté, ce retour en Afrique est vécu comme un symbole puissant autant qu'une promesse pour le continent. Elle circule, s'installe en Europe, obtient - elle qui était réputée "citoyenne du monde" - un titre de citoyenneté honoraire dans dix pays, dont la France.
En 1985, le ministre de la culture, Jack Lang, lui remet les insignes de chevalier des Arts et des lettres.

Suit une impressionnante série d'honneurs et de titres honorifiques : "Femme du siècle", pour le Bedford Stuyversant Comunity de New York, Polar Music Prize (2002), discours aux Nations unies.
Ses triomphes, ses fatigues, ses troublantes alternances de succès et de douleurs, cette involontaire voix universelle de l'Afrique qu'elle avait fini par porter dans le monde, ont un sens qui touche à l'essentiel. D'autant qu'elle n'a jamais fait parade de son combat ni mystère de son talent : "Je n'ai jamais chanté la politique, seulement la vérité..."

POISON-SOCIAL a dit…

J'espère de tout coeur qu'il l'égalera, mais c'est vrai que ce gars parait parachuté de nulle part par miracle, alors ou c'est Dieu qui l'envoie, ou c'est... l'Autre ? de toute façon, Allah ou quelque soit le nom qu'on lui donne, EST le patron !
Quant à ceux qui deviennent des symboles, c'est vrai que bien souvent ils n'ont fait aucun calcul.