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mercredi 22 octobre 2008

BILLET D'HUMEUR A MES CONCITOYENS (AINSI QU'A MOI-MEME)

Alors, on fait quoi, maintenant que le bateau coule ?
On colmate, on colmate, ou on trouve une île et on la partage entre tous correctement ???
Il est à nos portes, le résultat de notre égoïsme face à la misère, notre j'm'enfoutisme du cri désespéré des sans-abris, des sans-papiers, des sans-rien, des humiliés de partout, de France et d'ailleurs; le poison est dans les veines de nos structures sociales, on fait une transfusion totale pour endiguer l'hémorragie de nos valeurs, où on cache l'épidémie avec des pansements infectés ?
Répondez donc à cette équation complexe, "Monsieur le président bling-bling"...

2 commentaires:

rachid a dit…

Nicolas 1er répondit:
"Sexe - Fric et Vidéo ou Capitalisme et Pornographie"


Il y a beaucoup de ressemblances entre le capitalisme et la pornographie. Même gros plans bâclés et répétitifs sur la Bourse ou les bourses, même pauvreté de langage qui confine à la répétition de phrases minimalistes : « La Bourse chute », « La Bourse est en hausse » ou « Oui, oui c’est bon », « Non, non, c’est pas bon ». Regardez bien : les visages qui annoncent les cours du plaisir ou de l’argent ont les mêmes mimiques stéréotypées, la même hébétude. D’ailleurs, un cinéaste amateur pourrait très bien s’amuser à plaquer une bande-son porno sur des images de la Bourse, et inversement commenter par des sons empruntés à la Bourse des plans pornographiques, sans que personne n’y remarque rien. Dans les deux cas, on méprise les corps. Corps des citoyens ou des travailleurs interchangeables : corps des acteurs, hommes ou femmes, au creux de leur forme. Peu importent les humains pourvu que ça passe par tous les trous des paradis buccaux, vaginaux, anaux et fiscaux. Les corps deviennent des marchandises épuisables et donc jetables. Quant aux décideurs pornographiques ou capitalistes, ce sont à s’y méprendre des maquereaux, à la différence près qu’un maquereau à l’ancienne pouvait être sentimental avec sa gagneuse. Est-ce un hasard si le premier visage qu’a pris le capitalisme dans les ex-républiques soviétiques, c’est le recyclage d’ouvrières en hordes de putes blondes lâchées sur les trottoirs de l’ancienne Europe ? Face à ce film pornographique (ou bordel géant) qu’est devenue l’économie planétaire, on entend des indignations. Madame Parisot, nouvelle Madame Claude du Medef, les UMPistes puceaux de l’horreur économique, les libéro-socialistes qui commençaient à se faire aux partouzes avec le capital, tous demandent la bouche en cœur ( ! !) que l’on atténue la brutalité des plans du film. Un capitalisme régulé, avec photos floutées et cache-sexe, serait tellement plus acceptable. Plus moral en somme…

poison-social a dit…

Eh oui mon cher Rachid, c'est ce qui fait la différence entre l'Erotisme et la pornographie, de tout temps et de tous climats, on a vu ça...